Il y a quelques semaines, le Commandement du ministère de l'Intérieur dans le cyberespace (ComCyber-Mi) publiait l’édition 2026 de son rapport annuel de la Cybercriminalité. Celui-ci pointait le chiffre de 453 200 atteintes numériques enregistrées en 2025, soit une progression de 87 % sur les 5 dernières années.
Au-delà de ce chiffre alarmant, la Lieutenante-Colonelle Sophie Lambert, de la division connaissance, anticipation & gestion des crises au ComCyber-Mi, souligne que cette augmentation quasi-linéaire s’explique par le fait que plus de victimes portent désormais plaine, mais montre aussi que la cybercriminalité s’est durablement installée dans la société et qu’il ne s’agit plus de pics conjoncturels liés à des événements comme les JO.
« Il y a une massification, mais surtout une cybercriminalité qui est en train de changer de nature », explique-t-elle : « on s'est aperçu que les cybercriminels ne voyaient plus trop d'intérêt finalement à partir sur le chiffrement du SI de leurs victimes. L'intérêt, c'est d'exfiltrer les données, et puis de les revendre, surtout sur le Dark Web. Ça participe à plusieurs choses. D’une part, ils revendent ces informations et c'est une manne financière. De plus, cela participe à leur réputation. Plus vous êtes connu, plus vous arrivez à faire vos rec...
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